« Rouge » de Mickaël Le Mer – Cie S’Poart

Ce soir, j’ai vu Rouge… et j’ai adoré !

La création de Mickaël Le Mer se distingue par sa capacité à envoûter le public, grâce à une alliance parfaite entre une chorégraphie hypnotique et une musique originale qui sort des sentiers battus.

Dès les premières notes, on est plongé dans une atmosphère sonore immersive, où chaque vibration semble accentuer l’intensité des émotions ressenties. Ce n’est pas la musique que l’on entend habituellement dans les créations hip-hop ou contemporaines, mais plutôt une exploration audacieuse qui nous fait sortir des cadres habituels pour nous emmener vers des territoires sonores inédits. Cette recherche musicale apporte une véritable dimension sensorielle à la pièce, intensifiant la résonance émotionnelle des mouvements des danseurs.

Ce qui frappe immédiatement dans cette pièce, c’est la force et la sensibilité qui émanent des sept danseurs, chacun apportant à la chorégraphie une richesse et une puissance indéniables. Ces artistes, issus à la fois de la danse hip-hop et contemporaine, incarnent une diversité à la fois dans leur personnalité et leur singularité.

Une mention spéciale doit être faite au danseur Teddy Verardo, dont le solo est tout simplement époustouflant. Il parvient à capturer une beauté ineffable dans chaque geste, du bout des doigts jusqu’au moindre mouvement, transcendant les limites de la grâce. Son contrôle et sa précision sont tellement parfaits qu’on a l’impression que chaque note de musique est directement liée à ses mouvements, comme s’il dansait avec les sons eux-mêmes. Sa musicalité délicieusement précise et son interprétation émotive laissent sans voix, tant son solo respire la poésie et la subtilité.

Si la pièce touche par tant de beauté et d’émotion, j’avoue avoir été légèrement perplexe face au clin d’œil fait au célèbre casseur-lanceur de fleurs de Banksy. Bien que symboliquement chargé, ce moment m’a semblé légèrement décalé par rapport à l’ensemble de la création. Mais au-delà de cette interrogation, cela n’enlève rien à l’impact global du spectacle.

Plus d’infos sur la compagnie : https://spoart.fr/