Douze danseurs, venus d’Algérie et du Burkina, emmènent les spectateurs dans un bel ensemble millimétré, où la force et la puissance rythment les pas. Une force de par la carrure athlétique de ces douze hommes, d’une authenticité rare ; et une puissance de par leur danse, une suite d’acrobaties subtilement chorégraphiée, empruntant les codes soufie, hip-hop et contemporain, version Hervé Koubi.
Cela ne s’arrête jamais. On ne sait plus où regarder. Les mouvements s’enchainent et se répètent, des liens se tissent et se déchirent, créant sans cesse une montée énergique et communicative.
Le tout est joliment saupoudré par une mise en scène simple et efficace : tapis de sol blanc, pantalons-jupes blancs, puits de lumière judicieux, sur un fond musical passant sans hésitation d’un morceau oriental au classique de Jean-Sébastien Bach.
Un seul bémol : le manque d’espace. La scène de l’Aéroplane étant petite, les douze danseurs semblaient parfois étouffer certains de leurs mouvements, pour ne pas se gêner.
Bref, une heure de pur plaisir pour les yeux et les oreilles. Une jolie merveille.
Plus d’infos sur la compagnie : https://www.cie-koubi.fr/
